Burkina-Faso Part 2 : un voyage au pays des hommes intègres

Voici la suite de mon voyage sur les terres des hommes intègre.

Beaucoup de choses viennent à l’esprit sur ce pays. Petit pays d’Afrique enclavé, pauvre, ayant très peu de ressources ce qui est assez faux (producteur de coton, de manganèse, d’or, etc). Tout cela pour vous dire, ne vous arrêtez pas à ce que l’on peut dire dans les médias. Le Burkina, c’est aussi des lieux extraordinaire comme le sud avec la région de Banfora et ses célèbres chutes d’eau et falaise, en passant par les multiples Parc naturels et animaliers tel que le Parc du W  ou bien le Parc national de Nazinga ou bien encore la réserve naturelle d’Arly. Puis, les Villages de Tiébélé et ses murs peints sur les habitations ou bien encore le nord avec la région de Dori et de Gorom-Gorom et le fameux désert du sahel, en passant pour finir par Bobo, sa célèbre Mosquée et sa gare pour finir par la célèbre capitale Ouagadougou dit « Ouaga ». Bref ce pays regorge en tout point de sites et monuments exceptionnels ou bien de rassemblements divers et variés comme les festivals des masques de Dédougou ou bien le FESPACO Festival Africain du film (le festival de Cannes sauce Burkinabé).  Bref le Burkina n’aura pas fini de vous étonner si vous vous y rendez.

Ce pays est aussi constitué de multiples ethnies comme les Mossi (Majoritaire) et reconnaissable pour certains à leurs scarifications de visage. Vous avez aussi, les Gourounsi, les Peuls, les Gourmantché et j’en oublie certainement car ils sont environ aux nombres de 60 ethnies.

Petits arrêt, sur les Mossi, ce peuples majoritaire a donc un chef. Ce Chef « Mogho Naaba » organise son faux départ tous les vendredi matin assez tôt dans son palais du centre de Ouaga. Ce faux départ, est historique en quelque sorte une histoire de succession qui tourne au vinaigre ( il faut se lever tôt , le faux départ débute vers 7 h).

Voilà après, ce chapitre sur le tourisme Burkinabé revenons à nos moutons.

L’accueil fait à mes amis et moi au village de Gana, fût des plus élogieux. Nous avions été reçu avec des enfants qui dansaient et chantaient pour notre arrivée, et honneur suprême nous avions bu une boisson fermenté avec comme une sorte de semoule ou Boulghour dessus (pour tout dire pas des plus savoureuse, mais bon nous étions ravi d’être ici). Notre arrivée dans ce village était une attraction car certains des enfants n’avaient jamais vu de blancs auparavant et donc pleuraient en nous apercevant. Mais nous comprenions assez bien cette situation. Nous étions sous le coup de la chaleur, étant début Juillet ou Août. Dès notre arrivée dans le pays, nous avions été mis dans le bain rapidement. Notre arrivée en Boeing 747 Corsair, en descendant sur le tarmac de l’aéroport, je n’en revenais pas de la taille de l’avion et surtout de la chaleur. J’ai cru à un moment que la chaleur provenait des réacteurs, mais non c’était bien la chaleur ambiante et 25 degrés déjà à 5 h 30 du matin ça fait drôle. Sachant, que Ouaga se trouve dans une zone chaude. Bref, nous rentrions dans l’Aéroport (pas plus grand que l’Aéroport de Rodez) en zone de Douane, les ventilateurs tournant au ralenti et une file de gens devant nous et une chaleur  quelque peu suffocante par moment qu’on n’aurait pu faire un malaise. Nous passions chacun à notre tour au poste pour le tamponnage du passeport. Mais ce que nous avons vu plus tard nous a stupéfait. Car, pour rentrer au Burkina il nous faut un passeport de santé ou carnet de vaccination. Eh bien croyez moi, quand vous voyais un homme se faire empoigner par 2 gardes frontières et se faire vacciner devant vous, à ce moment là vous vous dites heureusement que je l’ai fait.

Pour la suite, nous récupérions nos sacs et malles pour le bon déroulement du voyage et nous passions le dernier contrôle de Douane avec des policier à moitié endormi.

Il nous fallu ensuite passer un barrage de badaud agglutiner derrière les barrières de la sortie pour y retrouver nos Hôtes et les 2 véhicules qui nous transporteraient (tout du moins le seul véhicule qui nous transporteraient plus tard pour nous rendre au village). Mais cela nous ne le savions pas encore. Après quelques minutes, de route à ressentir le poux et l’éveil de la ville, nous arrivions dans un quartier réservé au anciens haut fonctionnaires

(notre hôte du moment étant originaire du Village de Gana à fait toute sa carrière à l’assemblée nationale nous sentions que nous étions entre de bonne mains).

Après 2 petites heures, à bavarder avec nos désormais amis du pays des hommes intègres, nous prenions la route en direction du fameux village. Mais là, nous avons dû nous entasser dans une 504 Pick-up « Bâché » pour nous rendre à Kombissiri chef lieu de département du Bazéga par une route bitumée puis ensuite faire 5 km sur une piste en latérite de couleur ocre. En traversant Ouaga, nous sentions donc les odeurs, ressentions le poux de cette ville au final à taille humaine mais rempli déjà à l’époque de beaucoup de 2 roues  et une pollution assez visible. Des femmes préparant dans les  cours des maisons les plats traditionnels sur brasiers ou réchaud ou bien les commerçant  de toutes sorte s’affairant à la réparation de moteur de véhicules européen ou asiatique, ou bien à la confection de marmite ou bien encore des petites échoppes de tôle servant le fameux nescafé. Bref, pour ma part je me rendis compte que la vie était très très différente et si attendrissante dans se Burkina que j’aime tant.

La suite au prochain épisode.

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