Serie sur les villes du Monde : Bogotà capitale de l’Eldorado.

Comment décrire une mégapole tentaculaire, où l’on ne distingue pas la fin et qui mange petit à petit les villes et villages qui l’entourent. Si tenter qu’ils peuvent en rester quelques-uns.

escudo de Bogotà
Écusson officiel de la Ville de Bogotá

L’agglomération Bogotanaise compte quelque 10 millions d’âmes. 10 millions d’habitants eh bien oui ça en fait du monde. Bon ok ce n’est pas comme Mumbay ou Lagos, mais c’est quand même une des grandes villes du continent sud-américain et la troisième au classement mondiale des villes les plus hautes.

Point de vue Trafic et transports.

Le trafic routier parlons en justement il est digne de ville comme Beyrouth, Delhi ou Bangkok. Car vraiment question circulation, Bogotá est peu enviable. Peu de transport public fiable. Il y a bien le Transmilenio, sorte de bus RATP où le moindre arrêt est un véritable attroupement . Car vraiment question circulation, Bogotà est peu enviable. Peu de transport public fiable. Il y a bien le Transmilenio, sorte de bus RATP où le moindre arrêt est un lieu d’attroupement. Sans comparaison avec Londres ou Paris. Les maires (Alcalde en espagnol) successifs non faits que repousser le projet de construction d’un métro (corruption, marché public truqué, etc). Mais il semblerait, que le projet voit le jour vers 2022-2023 avec une ligne et ensuite une seconde. Bref ce n’est pas du luxe. Le trafic est si dense en fin de journée pour les résidents du nord de la ville, que l’avenue Septima (l’une des principales) passe de double sens à sens unique sur les coups de 17 h 00. Il existe aussi, des bus bleu ou alors les colectivos (bus collectifs) ou bien tout simplement le taxi reconnaissable à sa couleur jaune et qui sont quasiment tous, d’une marque Coréenne très connue que nous ne citerons pas ici. En revanche, Bogotá à un point fort, ce sont les pistes cyclables. Il y en a partout ou presque et leur nombre s’accroient en plus du nombre de cyclistes. Ce qui classe la ville, dans les mieux équipés du monde. La mairie a mise en place chaque dimanche matin entre 6 h 00 & 14 h 00, la ciclovia. Le principe est simple, redonner l’accès au piéton, cycliste et runner sur tous les grands axes routiers. Donc, vous pouvez courir, marcher sur les routes bloquées par la Police pour l’occasion. Bogotá innove en permanence pour les pistes cyclables et zones piétonnières.

 

 

 

Repère géographique et social pour comprendre.

Bogotà, se trouve au pied d’une chaîne de montagnes (2700 mètres d’altitude, son point culminant est le sanctuaire : cerro de Monserrate à 3200 mètres) et s’étend dans la Sabana de Bogotà (grande plaine). Prenons, la ville et traçons une ligne entre les deux. Le Nord (Norte) et le Sud (Sur). Le nord, représente l’attrait touristique, l’économie, les universités et les résidences des classes aisées et la très petite classe moyenne autant dire quasi inexistante. Le sud de la ville, concentre les classes moins aisée et pauvre. L’avenida Caracas (Avenue) est en quelque sorte, la frontière visible entre ces 2 mondes (attention, cela ne veut pas dire que tout le sud est pauvre, mais il est bien moins favorisé que le Nord). La ville concentre une disparité importante entre riches et pauvres. Très souvent, le centre des villes montre, cette impression. La Candellaria où quartier historique colonial donne ce sentiment unique de croiser les 2 catégories sociales en un seul endroit.

 

 

Une description qui reste compliqué tant la ville est immense.

Il y a, beaucoup à dire sur Bogotá. En premier, que les lieux de visites sont nombreux comme je le disais, la Candelaria, est le centre historique qui concentre en plus des lieux de pouvoir, beaucoup d’hostels (masaya), de musées (Botero, de l‘Or, etc), de restaurants et bars (choro de quevedo = lieu alternatif où j’ai cru être pour un petit moment à la place du tertre à Montmartre). Pour trouver, par exemple des terrasses de cafés il faudra, se rendre plus vers la Zona Rosa, Zona T, Usaquen qui sont les lieux à la mode. Il réunit nombre de restaurants et bars que fréquente une jeunesse aisée. Mais en fait, on peut quand même trouver un peu partout dans la ville des tiendas (magasins) qui font débit de boisson et où il y aura toujours une petite place pour boire en terrasse.

Le point de repère que je prends toujours pour m’orienter c’est de me mettre face à la Cordilliera (Cordilliére = Montagne) comme ça je sais que le sud est dans mon dos (et croyez-moi, ça m’a souvent bien aidé ). La ville possède un système de rue (calle), avenue (avenida), carrera (Boulevard ou avenue) très simple à comprendre. Mais que je ne vais pas vous expliquer ici. Ce qui est sur c’est que quand on a pris le temps de se déplacer à pied on pige très vite.

 

 

 

Explications succincte des quartiers que je connais.

Le centre historique (centro historico): La Candelaria, réuni les hautes instances dirigeantes du pays (Casa Narino : palais présidentiel, palais du gouvernement, Sénat, cathédrale) et petits vendeurs venus des quartiers (barrio) environnant. Je crois que c’est peu être le seul endroit de la ville (peut-être qu’il y en a d’autres) qui réunit les catégories sociales. Lieux de vie: Usaquen ou Suba étaient autrefois, des villages ou villes indépendantes. Mais l’expansion démographique Colombienne à fait que maintenant ces 2 dernières font partie intégrante de la mégapole. Usaquen possède bon nombre de restaurant, bars mais aussi, un marché petit mais très joli. Les Zonas T & rosa se trouvent être les endroits privilégiés pour sortir, boire un verre ou danser sur de multiples musiques. Le Parc 93 est le symbole de ce quartier. Il se trouvent être l’un des parcs qui abritent beaucoup de restaurant ou bars où se réunissent la jeunesse dorée pour débuter la soirée. Ce quartier, est en outre l’un des plus huppé et plus cher de la capitale. Pour continuer, je ne peux pas passer à côté de Chapinero qui se trouve être le lieu de résidence d’amis Franco-Colombiens. Ce quartier (se trouve en partie sur l’avenida septima), m’a accueilli, lors de mon premier séjour. Assez passant, il ne manque pas de charme. En outre, il abrite un certain nombre d’ambassade ou Consulat, mais aussi beaucoup de maisons à l’architecture très Britannique (pour que les chercheurs ou professeur d’Anglais, venant en Colombie ne soient pas trop dépaysés). Le quartier réunit aussi un certain nombre de Banques, et radio.

Scène artistique, underground ou électro 

 

colombie-bogota-tag

 

Peu de gens le savent, mais cette ville est le terreau de nombreux artistes. Pour exemple, la musique electro entame depuis environ 10 ans une percée faisant, de Bogotà une des villes d’Amérique du sud les plus en avance en la matière. A ce propos, l’année de la Colombie en France commence en cette fin Juin et les nuits sonores (festival musical) sont présentes dans 3 villes du Pays (Bogotà, Medellin, et Manizalés). Le street art, apparaît de plus en plus dans certaines rues (Candelaria, choro de quevedo). Pour ce qui est du côté culturel, art contemporain par exemple, il n’est pas en reste non plus.

 

 

 

Jungle urbaine, mais parcs remarquable. 

Cette ville, a le talent de vous pomper votre énergie, de vous épuiser par le bruit, la circulation, mais elle a de petits coins de verdure comme el parque Botanico, petite oasis tropicale au nord-ouest payant bien entendu. Ce lieu est conçu à la fois comme un parc mais aussi comme un musée. Il ressence une multitude de plantes de tout le pays et foisonne de petits jardins et serres. Il existe une serre qui retrace les différentes strates végétales de Colombie dans des ambiance plus ou moins chaude, humide (comme l’Amazonie ou le département du choco) et plus ou moins chaud et sec (comme le désert de la Tatacoa ou la Guajira). Bref, un bel exemple de la biodiversité du pays (deuxième derrière le Costa Rica en terme de biodiversité dans le monde). Mais restons à Bogotá, beaucoup de quartiers possèdent des îlots verts de plus où moins grande taille qui sont souvent, des lieux de promenade pour animaux de compagnie. Il existe, el parque metropolitano Simon Bolivar (nom du libérateur de l’Amérique Latine). Idéal pour faire du sport, louer une barque sur le lac ou bien faire le paresseux, ce parc est le seul lieu vraiment vert de Bogotá. En face du parc Bolivar se trouve la bibliothèque publique Virgilio Barco, un centre sportif, un autre petit parc dont le nom m’échappe, un parcours de Golf et un musée pour les enfants. Le tout, étant entouré par de grosses artères routières et ultra-passantes.

Des adresses utiles

A Chapinero l’Aurora hostel chapinero, petit, propre, pas cher. Parfait pour se faire une idée de la ville et de son trafic.

 

 

Dans la Candelaria, Masaya hostel de très bonne notoriété est tenu par 3 Lillois.

 

 

Dans tous les cas, vous trouverez chaussures à votre pied. Pour manger, vous avez l’embarra du choix surtout pour les empenadas ou arepas con huevos. Le tinto negro (café noir) se vend partout dans la rue. Depuis quelques années, les crêperies se multiplient que ce soit des chaines ou des indépendants (je vous conseille, la créperie snack « Madame la crêpe » crée par une amie Franco-Colombienne se trouve sur la septima juste en face de l’université Juveriana:  ). Pour les galettes complètes que nous connaissons en Europe il faudra attendre et pourtant le sarazzin nécessaire à sa confection est cultivé en grosse quantité au Pérou voisin.

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