Série sur les villes du monde: Damas où la découverte d’une cité millénaire.

Ah Damas, capitale d’un pays en ruine. Capitale d’un État Syrien omniprésent à chaque coin de ses rues. Capitale, pleine de surprise architecturale. Pendant, que le pays s’enfonce dans le chaos, Damas montre un semblant de vie organisée avec ses activités de rues, ses souks.

 

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Cette ville capitale, je la découvre vraiment avec curiosité à la fin de l’année 2009 et début 2010. Elle ne paraît pas très alléchante à première vue. Des rues et boulevard affichant une propreté que je n’ai jamais vue jusqu’ici au moyen-orient. Les affiches à la gloire du régime et du partis BAAS (même parti politique qu’en Irak du temps de Saddam), des posters géants des présidents Hafez et Bachar el Assad.

 

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Une cité, au cœur du moyen-orient qui ne se trouve qu’à 80 km de Beyrouth et que l’on peut atteindre en quelques heures. Comme je le disais précédemment, la ville n’offre pas une architecture très intéressante au visiteur de passage.

Le seul point, architectural de taille se trouve être la vieille ville. On y pénètre, par le fameux souk sorte de dédale de rues et ruelles couvertes par un plafond de tôle. Lieu de vie des Damascene, de rencontre aussi. On y trouve de tout, du magasin de confection aux étales aux épices. Le jour, tout y est passant, vivant, bruyant. La nuit, personne ne traîne par ici. Ce souk, le plus grand de la ville (surement l’un des plus importants du moyen-orient), fait donc la jonction entre moderne et ancien, tradition et religion.

 

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Splendeurs d’un lieu de culte unique en son genre: la grande mosquée.
La célèbre mosquée des Omeyyades (construite au 8e siècle), est en quelque sorte, la porte d’entrée véritable de la vieille ville. Avec ses imposantes, muraille de plusieurs mètres de hauteur et ses larges et gigantesques portes, cette mosquée en impose. C’est le cas, de le dire. On y entre par un proche richement taillé et des plafonds peints. Petit hic, on doit payer pour y pénétrer. Une fois, cette formalité faite on entre sous un porche monumental, qui donne sur un couloir en colonnade qui donne ensuite, sur une cour immense de forme rectangulaire. Le sol, de cette cour, très imposante par sa taille, est luisant comme si l’on avait passé la lustreuse. Un reflet des façades est visible sur ce sol ultra-brillant. La mosquée, est une ancienne basilique, d’où l’importante porte faisant penser à un portail d’église. Au centre de la cour, on peut trouver, le lieu d’ablution. Trois minarets (dont un se nomme le minaret de Jésus) surplombe l’édifice. À l’intérieur, une vaste salle de prières où se trouvent des vitraux, qui reflète des couleurs chaudes selon les heures de la journée, rappel les vitraux d’une cathédrale. Dans cette salle, (indiquant les heures de prière et la temperature sur un panneau lumineux), se trouve le tombeau, du prophète Yahya ibn Zakariya plus connu sous le nom de saint Jean-Baptiste.

 

 

Chose très bizarre, je crois que dans cette ville, je ne me suis jamais senti autant en sécurité. C’est un état de fait, on ne sait pas comment le décrire, la présence sans qu’on puisse la remarquer d’une sécurité accrue sur les Syriens, fait que l’on se sent soit même épié, surveiller et en fait en sécurité. C’est assez paradoxale, le sentiment de croire qu’on est en sécurité ou de voir des policiers partout me donne encore moins cette impression de « Sécurité ». J’ai pu le vérifier, à 2 reprises : la première fois, dans le souk sur les coups de 23 h, je venais d’arriver en ville et je cherche le quartier Chrétien (pour vous savez quoi, eh bien boire un alcool dont beaucoup de monde raffole est qu’a Damas on ne trouve pas partout, sauf dans les quartiers autorisés). Je dois m’aventurer, dans le souk, au hasard d’un virage surgi du noir total un homme kalachnikov en bandoulière me demandant mes papiers et qui me laisse passer mon chemin. La deuxième fois, pour l’enregistrement dans ma chambre d’hôtel. Je dois comme partout remplir une fiche de police détaillée, je me rends compte, que le réceptionniste n’est pas seul et qu’un autre homme me pose quelques questions sur ma venue en Syrie. Je savais par avance que la population dans le pays est infiltré par les Mukhabarat (services secrets). Donc ce petit interrogatoire, ne dura pas longtemps juste des questions d’usage. En fait, ça te met dans le bain direct.

 

 

Cette ville, paraît immense par sa géographie. On peut s’en rendre compte en la contemplant du haut du mont Kasyoum qui surplombe l’ensemble. Cette impression de grandeur s’amplifie à la nuit tombée, avec les éclairages publics. Ces derniers donnent à la ville, cette immensité dont on ne voit pas la fin. Tous les quartiers s’entremêlent, l’Adhan (appel à la prière) nous rappel que nous sommes en Syrie.

Damas possède 2 hautes collines la première : le mont Kasyoum, où l’on peut admirer l’importance de la ville et où l’on peut boire un verre ou fumer un narguilé. La deuxième, étant interdite aux visiteurs étrangers comme Syriens. Car il s’agit, pour cette dernière du palais présidentiel (construit sous Hafez el Assad et qui possède dit-on de nombreux souterrains et abris anti-bombardement). Bachar que tout le monde connaît par le conflit Syrien en est en quelque sorte le nouveau propriétaire depuis la mort du Lion de Damas (son père).

Je n’ai pas passé beaucoup de temps à Damas. Mais, cette ville reflète intensément la vision d’une famille : El Assad. Je ne dis pas cela pour faire de la pub pour Bachar qui est un dictateur dont on connaît les méfaits et la cruauté. Mais bien pour dire, que la présence de la famille régnante sur la capitale ne fait aucun doute (affiche, slogan à la gloire du régime, etc). Il n’y a aucun doute non plus, nous nous trouvons bien en présence d’un régime qui n’a de cesse de marquer son empreinte et son autorité dans tous les coins et recoins de cette ville.

 

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Mont Kasyoum
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Vue de Damas à la tombée du jour.

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Cham = Damas en arabe, permet de se faire une idée même petite des réalités en Syrie. Car, depuis maintenant 1 an ou plus, la ville est souvent touchée par des bombardements. Une vie normale, suit son cours. Comme toutes cité administrative et politique dans le monde. Le régime en place fait en sorte, que la vie soit la plus normale possible. Du moins au regard des médias occidentaux.

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